Daily Business Buzz – Les exportations de l’Île-du-Prince-Édouard devraient reculer en 2009 mais rebondir en 2010
Article publié par le personnel, Transcontinental Media (version française tirée du site Web d’EDC)
OTTAWA (Ontario). – D’après les prévisions sur les exportations provinciales d’Exportation et développement Canada (EDC), les exportations de l’Île-du-Prince-Édouard devraient reculer de 5 % en 2009 avant de remonter de 4 % en 2010.
« La croissance des exportations, surtout sur les marchés clés de la province, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne et le Japon, sera inexistante cette année et restera faible en 2010 », a déclaré Peter Hall, économiste en chef d'EDC.
« Heureusement, la structure des exportations de l’Île, dominée par les aliments de base transformés et appuyée par les secteurs manufacturier, de l’équipement et du transport, accordera un certain sursis par rapport à la moyenne nationale. »
Selon EDC, les exportations du secteur agroalimentaire, qui comptent pour 61 % des exportations totales de la province, devraient diminuer de 4 % cette année mais remonter de 2 % en 2010.
Les exportations de produits agroalimentaires sont dominées par la vente de pommes de terre de consommation et transformées et de produits de la mer, dont près de 85 % sont destinées aux É.-U. Les perspectives de McCain et de Cavendish, les principaux exportateurs d’aliments transformés de la province, sont relativement bonnes jusqu’en 2010, grâce aux tendances positives des prix et des volumes. Cette sous-catégorie est presque à l’abri des récessions, puisque la plus grande partie des pommes de terre transformées de l’Île-du-Prince-Édouard est écoulée dans la restauration rapide ou les supermarchés. EDC prévoit des résultats semblables pour les cultures commerciales (pommes de terre de consommation) et pour les pommes de terre déshydratées en granules.
Par contre, les ventes de produits de la mer (surtout le homard et les moules de culture) seront frappées par la récession américaine en 2009. EDC prévoit que les exportations de poisson et de produits de la mer reculeront de 19 % en 2009, avant de connaître une hausse de 4 % en 2010, attribuable à une lente reprise sur les principaux marchés d'exportation.
Les principales livraisons de ce sous-secteur de l’Île-du-Prince-Édouard sont effectuées dans le Nord-Est des États-Unis, où la demande est plus forte. Le homard n’est pas un aliment de base, ce qui rend la demande et les prix très sensibles aux cycles économiques.
Des efforts sont déployés pour commercialiser le homard de la province en misant sur la certification de « pêche durable », ce qui pourrait lui donner un accès au grand marché de l’UE. Cependant, les retombées positives potentielles ne se feront sans doute pas sentir avant 2010 ou 2011. Les moules, par contre, sont moins sensibles aux prix, car il s'agit d'un produit de créneau.
La province compte trois autres catégories d’exportation qui représentent collectivement 27 % des ventes de la province à l’étranger, soit la machinerie et l’équipement, le matériel de transport et les biens industriels. Ces secteurs dynamiques pourraient embellir les perspectives d’exportation de l’Île, qui sont dans l’ensemble négatives.
L’aéronautique a été la locomotive du secteur des transports, en raison de la capacité croissante de la province d’effectuer de grands travaux de remise en état des moteurs et de modernisation des appareils. Même si les ventes canadiennes d’appareils neufs s'affaisseront en 2009, des entreprises comme Atlantic Turbines International et Honeywell ont fait leurs preuves dans le marché des pièces de rechange et pourraient faire bonne figure, puisqu’elles savent comment rendre beaucoup plus rentable de maintenir les appareils dans les airs.
Les remises en état de matériel roulant ferroviaire contribuent aussi grandement à la croissance galopante du secteur des transports qui pourrait afficher une bonne tenue en 2009, grâce aux effets des programmes de relance économique des É.-U. et de l’UE sur les dépenses d’infrastructure.
Selon les prévisions, les exportations canadiennes fléchiront de 22,2 % en 2009, mais remonteront de 7,4 % en 2010. À l’échelle du pays, la croissance économique devrait connaître une baisse de 2 % en 2009, et une légère augmentation de 1,7 % en 2010. À l’échelle internationale, EDC prévoit un recul de 1,3 % en 2009 et un rebond de 2,3 % du PIB mondial en 2010. Les prévisions à l’exportation d’EDC se trouvent sur son site Web : http://www.edc.ca/prévisions
